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1970 : Le fromage de Beaufort

Archives INA - ORTF
Le fromage de Beaufort, variante du gruyère, ne se porte pas si bien. L'exode rural entraîne une diminution de sa production, or cette dernière ne peut se faire que dans un territoire très précis et avec une race de vache indigène.
En avril 1968, le beaufort obtient la précieuse AOC (devenue aujourd'hui AOP). L'appellation protège sa forme caractéristique (talon concave qui résulte de son moulage dans un cercle de hêtre) et sa zone de production (vallées du Beaufortain, de Maurienne, de Tarentaise et une partie du Val d'Arly) ; elle définit aussi le cheptel (essentiellement des tarines, vaches laitières indigènes particulièrement adaptées aux régions de montagne, mais aussi des abondances).
Ce fromage au lait cru fait partie de la famille des gruyères, un type de fromage mis au point, sans doute au Moyen Âge, en Suisse, dans la localité du même nom. Dans les zones de montagne, où les pelouses alpines ont été mises en valeur par les ordres monastiques, c'est le déplacement des troupeaux vers l'alpage, dès la fonte des neiges, qui oblige à la production sur place de fromages de garde et de grande taille, à pâte pressée cuite.
Dans les années 1960, le Beaufortain connaît une période de profonds bouleversements socio-économiques. L'agriculture de montagne n'attire plus les jeunes, le pays Beaufortain connaît un exode rural massif. Une politique de coopération est mise en place sous l'égide de l'Union des producteurs de Beaufort et une coopérative laitière est créée, et en 1975, le Syndicat de défense du Beaufort voit le jour.
Aujourd'hui la production de Beaufort atteint près de 4 330 tonnes (chiffres 2007), et l'on compte désormais 520 exploitations qui assurent la production du lait à Beaufort.

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